Le crédit social est une mythologie bancaire inventée par C. H. Douglas, dans lequel l’argent disparaît progressivement dans un mystérieux trou noir appelé “B”. Pour M. Douglas, en effet, la totalité de l’argent échangé chaque année devait finir soit dans “A”, qui est la poche d’un consommateur (qui va donc la remettre en circulation par la suite), soit dans “B” (qu’il définit comme les paiements faits par les producteurs qui ne sont pas versés aux consommateurs). Comme B n’existe pas dans le monde réel (l’argent ne fait que passer d’un consommateur à un autre, il ne disparaît pas du fait de la loi de conservation de masse et d’énergie de cet Univers: apparemment M. Douglas confondait richesse et monnaie), le crédit social est un modèle faux. Mais il a néanmoins des aspects intéressants et peut même être modifié pour fonctionner réellement, une fois débarrassé du “trou noir B”.
Par exemple, l’une des prémisses vraies (donc récupérables) du crédit social est que la quantité d’argent en circulation ne correspond jamais vraiment à la totalité de la valeur disponible dans la société. En effet, la richesse totale du monde ne correpond à aucun moment, avec les systèmes bancaires actuels et leurs fausses monnaies, à la quantité d’argent en circulation. Cela introduit des variations de prix (et donc augmente la variabilité des comportements d’acheteurs/vendeurs, provoquant des cycles chaotiques de récession) qui seraient pourtant en partie évitables si ces deux quantités étaient mieux couplées. C’est d’ailleurs pour ça qu’une monnaie stable est préférable à une monnaie instable.